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mercredi 13 décembre 2017

Cours 3 Préservation du patrimoine : l’évolution législative et réglementaire du patrimoine à travers les chartes internationales dans le monde

17:09:00 0
Université de Béjaia
Chargée de Cours : Préservation du Patrimoine architectural
Melle M. OUARET - 2015

Cours 3 : l’évolution législative et réglementaire du patrimoine à travers les chartes internationales dans le monde

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Définitions :

Qu’est ce que le patrimoine?

Le patrimoine est une notion tirée du latin, et qui signifie héritage familial.
Aujourd’hui, le concept est considéré comme définissant un héritage légué par une génération précédente à la génération présente, qui doit le transmettre intacte aux générations futures.
« L’expression qui désigne un fond destiné à la jouissance d’une communauté élargie aux dimensions planétaires et constitue par l’accumulation continue d’une diversité d’objets qui rassemble leur commune appartenance au passé : œuvres et chefs d’œuvres des beaux arts et des arts appliqués, travaux et produits de tous les savoirs faire des humains ». Choay. F (1992) : « l’Allégorie du patrimoine ». Edition Du Seuil, Paris. P 9.

Le patrimoine CULTUREL?

« La notion de patrimoine culturel englobait traditionnellement les monuments et sites et tenait surtout compte de leurs valeurs esthétiques et historiques. Aujourd’hui, les monuments sont également considérés par leurs valeurs symboliques, sociales, culturelles et économiques. Les éléments intangibles ne sont plus ignorés et de nouvelles catégories sont apparues ».
UNESCO (2003) : « Nouvelles notions du patrimoine : Itinéraires culturels ».

Le paysage CULTUREL?

(l'UNESCO) définit les paysages culturels comme :
« œuvres combinées de la nature et de l'homme. Ils demeurent l'illustration de l'évolution du temps et de la société. Sous l'influence des contraintes physiques et/ou des forces sociales, économiques et culturelles successives- indogenes ou exogènes- ces derniers requièrent des valeurs d’héritages spécifiques ».

La conférence d’Athènes de 1931

Ce fut la première conférence consacrée à la conservation et la protection des monuments
historiques
« Chargées d’un message spirituel du passé, les œuvres monumentales des peuples demeurent dans la vie présente le témoignage vivant de leurs traditions séculaires. L’humanité, qui prend chaque jour conscience de l’unité des valeurs, les considère comme un patrimoine commun et, vis-à-vis des générations futures, se reconnaît solidairement responsable de leur sauvegarde. Elle se doit de les leur transmettre dans toute la richesse de leur authenticité ».
(Office international des musées (1933) :
« La Charte d’Athènes sur la conservation des monuments d’art et d’histoire. Athènes 1931 ». Introduction, P1 )
Elle donne une première forme aux deux principes fondamentaux de la conservation des
monuments historiques :
  • L’authenticité : Signifie que la restauration doit se subordonner à la vérité archéologique en recherchant une réalité historique incontestable.
  • Le respect des apports successifs du temps: La charte recommande de: « respecter dans la construction des édifices le caractère et la physionomie des villes, surtout dans le voisinage des monuments anciens, dont l’entourage doit être l’objet de soins particuliers. Même certains ensembles, certaines perspectives particulièrement pittoresque, doivent être préservées ». Office international des musées (1933) : « La Charte d’Athènes sur la conservation des monuments d’art et d’histoire. Athènes 1931 ». ( Introduction, P2 )

La convention de La Haye en 1954

Elle définie la protection des biens culturels en cas de conflits armés.
Mieux définir le concept de restauration. Car, le principe était devenu synonyme à la reconstruction à « l’identique » ou à l’abandon de « la ruine ».

1962

  • Les recommandations publiées par l’UNESCO le 11-12- 1962, relatives à la sauvegarde des beautés des paysages.
  • André Malraux promulgue une loi (1962) relative à la conservation et l’aménagement des zones urbaines historiques, incluant le site classé et ses abords, appelé : Secteurs sauvegardés. (Loi sur les secteurs sauvegardés du 4 Août 1962).

LA CHARTE DE VENISE 1964

  • Formulation des orientations générales aux problèmes concrets de l’entretien des monuments et leurs rôles dans la société.
  • Le second congrès de Venise en 1964 est venu élargir la portée philosophique du premier document de la charte d’Athènes, en redéfinissant les concepts.
Le bien culturel fut redéfini dans l’article N° 1, comme suit :
« La notion de monument historique comprend la création architecturale isolée, aussi bien que le site urbain ou rural qui porte des témoignages d’une civilisation particulière, d’une évolution significative ou d’événement historique. Elle s’étend non seulement aux grandes créations mais aussi aux œuvres modestes qui ont acquis avec le temps une signification culturelle »
« Charte internationale sur la conservation et la restauration des monuments et des sites ». (Venise, 1964, Actes du congrès international des architectes et des techniciens des monuments historiques. )

La convention internationale sur la protection du patrimoine mondial naturel et culturel 1972

Les deux aspects novateurs ramenés par cette convention sont comme suit :
Le rapport intrinsèque établi, par conséquent entre le patrimoine naturel et culturel, pour son intégration à tous les niveaux de la planification (urbanistiques, sectorielles, …).
La disposition d’un cadre légal juridico administratif et financier, qui incombent aux gestionnaires des sites portés sur la liste du patrimoine mondial, des devoirs de protection et de mise en valeur plus efficaces.
« Convention internationale sur la protection du patrimoine mondial naturel et culturel, adoptée le : 16-11- 1972. Celle-ci est ratifiée en date du 30-06-1994 par 137 états membres».
Emblème du patrimoine mondial (Dessiné par l’artiste M. Olyff ,1978)
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Convention d’AMSTERDAM 1975

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La convention européenne pour la protection du patrimoine archéologique dite « Convention de Londres », révisée à Malte en 1992:

Plaider sur la nécessaire articulation du projet de sauvegarde des biens archéologiques au processus de la planification territoriale avec l’élaboration des études d’impact de tout projet sur l’environnement.

Convention européenne des paysages à Florence 2000:

« Le paysage résulte de la conjonction de multiples facteurs, tant naturels que culturels, qui ont évolué dans l’espace et dans le temps, qui se poursuivent par des processus dynamiques perçus par l’homme de façon variée.
En Europe, il forme un tout, incluant tout autant l’image des activités socio-économiques ou culturelles que celles des espaces vitaux et de leurs composantes naturelles telles que la faune et la flore ».

La conférence internationale « Patrimoine- Technologie et Développement Local » à Ename en Flandre Orientale, en Septembre 2002

Définissant des directives internationales pour l’authenticité, l’intégrité intellectuelle et le soutien au développement durable de la présentation au public des monuments et sites archéologiques.
Les quatre sections principales proposées dans cette charte d’Ename sont :
  1. Directives et normes professionnelles.
  2. Planning, budget et gestion.
  3. Aspects touristiques.
  4. Patrimoine et éducation.

En 2002

Une charte euro- méditerranéenne sur la valorisation intégrée du patrimoine culturel, a été adoptée à Rome lors de la conférence finale du projet PISA (Programmation Intégrée dans les Sites Archéologiques).
Elle stipule dans son article 04 qu’ :
« Afin de soutenir le développement local fondé sur la valorisation du patrimoine culturel, il est nécessaire de définir une nouvelle stratégie de gestion du patrimoine culturel en utilisant l’outil de la programmation intégrée »
La recherche action PISA a démarré de la thèse selon laquelle les opportunités de développement local durable basé sur la valorisation intégrée du patrimoine archéologique en adéquation avec la réalité socioculturelle, économique et politique du territoire de référence, existent mais ne sont pas exploitées.
La recherche action PISA avait contribué à :
  1. Vérifier la possible intégration « managmentale » entre le patrimoine archéologique, le territoire et l’économie locale sur lesquelles s’insère ce patrimoine.
  2. Approfondir les techniques d’analyses sur l’approche intégrée aux sites archéologiques du point de vue de leur conservation, gestion et valorisation.
  3. Identifier des actions ponctuelles intermédiaires et esquisser la nature et le programme du projet-pilote retenu dans ce but.
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Cours 2 Préservation du patrimoine : Genèse et évolution de la notion du patrimoine architectural

16:32:00 0
Université de Béjaia
Chargée de Cours : Préservation du Patrimoine architectural
Melle M. OUARET - 2015

Cours 2 : Genèse et évolution de la notion du patrimoine architectural

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Chronologie historique :

A l'époque médiévale, on assiste à une répression de la législation romaine, celle qui fut dressée pour discerner les propriétés publiques de celles privées, car on en note un désintéressement quasi total de la société pour le patrimoine historique. Dès lors une grande destruction des monuments et édifices fut entamée afin de récupérer les matériaux de construction pour les constructions ultérieures.
La renaissance allait introduire une nouvelle pratique avec la réinterprétation des œuvres du passé. Pour Alberti, on pouvait améliorer certains bâtiments en leur donnant une application par un enrobage.
Cette attitude continuait jusqu'au 15ème siècle. Il fallait attendre l'année 1624 pour assister à la diffusion d'une réglementation prévisionnelle décrétée par le Cardinal ALDO BRANDINI, qui obligeait la prédisposition d'un permis de construction dans le cas où on utiliserait ces deux matériaux: le marbre et le métal.
En France, ce fut à la suite d’un long processus de dégradation des édifices civils et religieux ; correspondant aux destructions de la révolution de 1789 et au vandalisme des premières décennies du 19e siècle, que le concept de restauration va connaître son évolution la plus rapide. Déjà, une convention fut proclamée sur le principe de l’intervention sur les monuments par l’état, ce qui avait nécessité la mise en place d’un appareil administratif au service de la conservation. Il revenait à la monarchie de juillet de réaliser ce programme, en s’appuyant sur le mouvement d’opinion, favorable à l’histoire nationale et à l’art médiéval.
Un nouveau comportement envers le patrimoine historique et architectural fut marqué après 1850, car grâce à l'expérience acquise à Pompéi, la prise de conscience historique due au besoin de témoignages et valeurs historiques, et la signification d'ancienneté, nous a amenés à noter en ce moment dans la pratique de la conservation deux tendances carrément opposées qui sont celles de:

Les différentes écoles de pensées.

1) La théorie de VIOLLET-LE-DUC

"La restauration est l'unique possibilité pour l'édifice décidant de revivre et de retrouver sa valeur et sa signification. On peut rétablir l'aspect en reproduisant des parties manquantes dont le témoignage nous est parvenu de façon certaine, qui a sacrifié la valeur romantique imprimée sur le corps du bâtiment par les signes du temps. Ses interventions de restauration se caractérisèrent donc comme étant stylistiques et artistiques.

2) La théorie de John RUSKIN

"Prenez soin de vos monuments et vous n'aurez pas besoin de restaurer (...). Veillez d'un oeil attentif sur un vieil édifice (...) bardez-le de fer lorsqu'il se désagrège, soutenez-le à l'aide de poutres lorsqu'il s'affaisse, ne vous souciez pas de la laideur du secours que vous lui apportez: il vaut mieux boiter que de perdre une jambe".
Il faut donc éviter de restaurer, car l'édifice court le risque de sortir falsifié . Pour RUSKIN, la valeur des monuments réside surtout dans leur authenticité, que l'on ne peut pas séparer de l'état de décadence dans laquelle se trouve la matière de l'édifice à cause des injures du temps. Ses interventions de maintenance n'écartaient donc pas l'évolution du monument dans son ère.
Cependant l'époque qui a suivi dura jusqu'aux années 1920-1930. Cette période se caractérisa par une production éclectique et historiciste qui n'a pas travaillé à vraie dire le bien culturel, puisqu'il y avait cette prédominance d'une époque historique sur l'autre.
A cet effet, il fallait attendre le 20 Juin 1909 pour décréter la loi n. 364 sur les principes fondamentaux sur lesquels se basent les normes actuelles de la conservation du patrimoine historique.
En 1931, la charte d'Athènes a eu un grand mérite aux monuments historiques isolés, par la reconsidération de toutes leurs valeurs, tout type confondu, de l'œuvre monumentale à l'édifice mineur; pris comme témoignages d'une civilisation.
La charte d'Athènes incitait à la conservation de l'objet unitaire dans le but de sa revalorisation dans son contexte global.
La charte suivante de restauration de Venise, en 1964, avait élaboré pour la première fois un cadre institutionnel régissant internationalement la pratique de la conservation et de la restauration.
Afin de décrire d'une manière globale l'évolution des concepts qui inspirent la pratique de la conservation des monuments et sites historiques, on a décidé de les ramener ici schématiquement en ces quelques points:
  • L'histoire de la conservation en Europe, à partir du 19ème siècle, commença par l'introduction progressive des lois et règlements de sauvegarde et la création d'organismes à diverses échelles, qui veillaient au recensement et à la restauration de ces biens historiques. 
  • La tutelle de la ville historique en Italie, dans son ensemble, se fait jour peu à peu à l'issue des activités de Gustavo GIOVANNONI (1873-1947) où quelques cas d'expériences s'opèrent dans les années 30, par exemple la réhabilitation de quelques quartiers dans la ville de Sienne et de Bergame. ils instaurèrent une nouvelle tradition. 
  • Les PRECEPTES de GUSTAVO GIOvannoni (1873 -1947): notion de patrimoine urbain accorder une valeur monumentale et valeur d’usage aux ensembles urbains anciens. 
Ambiente (Esprit historique des lieux) « Genius loci » ==> Architecture « majeure » + Ses abords

Conclusion :

Développement de discipline de sauvegarde comprenant non pas
" la seule conservation de l'édifice mais sa réinsertion dans le cycle vital de l'utilisation actuelle, sa réintégration dans le contexte d'un organisme (la ville et l'environnement) en cours de transformation" F. GIOVANETTI
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Cours 1 Préservation du patrimoine : Patrimoine et processus de patrimonialisation

16:29:00 0
Université de Béjaia
Chargée de Cours : Préservation du Patrimoine architectural
Melle M. OUARET - 2015

Cours 1 : Patrimoine et processus de patrimonialisation

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Aujourd’hui, le concept de patrimoine est considéré comme définissant un héritage légué par une génération précédente à la génération présente, qui doit le transmettre intacte aux générations futures.
''Le patrimoine d'une collectivité est un ensemble ''d'objets et de produits ''auxquels cette collectivité, ou une proportion suffisante de ses membres, attache des valeurs, parce qu'il s'agit de réalités qui témoignent de l'identité de cette collectivité en établissant un lien temporel entre le passé de cette collectivité et son présent (témoignage du passé), et/ou entre son présent et ce qu'elle imagine de son avenir (témoignage projeté) ''
(GADREY J., 1994, “Patrimoine et qualité de vie éléments pour une approche socio économique” in BESSIERE J., 2000, La construction sociale du patrimoine gastronomique l’émergence de terroirs de valorisation, ERITH, Toulouse.)

Processus de patrimonialisation?

  • Les sites ou monuments possédant une valeur culturelle ou naturelle, d'intérêt local ou national, sont répertoriés, évalués et ensuite classés. On appelle ce processus la patrimonialisation.
  • A partir de cette reconnaissance, ces ensembles deviennent propriétés du pays (et de l'humanité dans le cas des patrimoines mondiaux), suscitant la fierté nationale et demandent une protection à laquelle doivent participer tout le pays entier.
  • La patrimonialisation peut être définie comme un processus de réinvestissement, de revalorisation d’espaces désaffectés (Norois, 2000). Ce qui est en jeu, c’est la construction d’une ressource.
  • Pour qu’un héritage soit patrimonialisé, il faut nécessairement un événement déclencheur qui remette en cause son usage antérieur et/ou sa conservation : arrêt d’une activité, changement de propriétaire, projet de démolition...

Le patrimoine aujourd'hui : entre éthique et conservatisme.

Le patrimoine nouveau éthique d’un lien entre les générations.

« L'environnement (qui n'est pas un objet de transmission au sens propre) fait figure de patrimoine, comme objet de responsabilité collective à l’égard de l'avenir. Ici c'est la responsabilité qui crée un nouveau concept de transmission en l'appuyant sur la conscience d'une solidarité à l'égard des générations futures auxquelles nous devons rendre un environnement dont nous sommes dépositaires »*
*Lamy Yvon, Introduction in L'alchimie du patrimoine : Discours et, politique, p1 6.
L’accélération de l'histoire, selon P. Nora (1997, tome 1, p. 25), rend le passé obsolète avant d’avoir pu le déchiffrer. Il fait alors le diagnostic d’une substitution de la mémoire par
l’Histoire :
"La mémoire est la vie, toujours portée par des groupes vivants et à ce titre elle est en  évolution permanente, ouverte à la dialectique du souvenir et de ’amnésie (...). L’histoire est la reconstruction toujours problématique et incomplète de ce qui n’est plus".
Ainsi, le patrimoine n’existe pas a priori il devient un objet d’étude à partir du moment où l'on s'intéresse aux discours de ceux qui le font exister.

Les facteurs des actions de la patrimonialisation

Jeux d’acteurs et contextes

De fait, il n’existe pas de processus de patrimonialisation sans acteurs collectifs (actants) ou individuels. Inversement, ceux-ci ne peuvent rien, ou presque, sans un minimum d’idéologie ambiante, favorable à l’intervention patrimoniale. Au total, le processus patrimonial résulte de l’interaction dynamique et dialectique d’acteurs et de contextes, à la fois sociaux, culturels et territoriaux… Même si dans de nombreux cas, des acteurs, y compris isolés (intellectuels, experts, amateurs d’art, architectes, enseignants, universitaires et chercheurs, etc.), peuvent jouer un rôle déterminant de précurseurs, d’initiateurs partiels de la patrimonialisation et de ses bifurcations thématiques.

La sélection et la justification patrimoniales

La sélection des éléments patrimoniaux dépend étroitement du jeu de ces acteurs variés. On sait qu’il n’y a pas de patrimoine sans sélection des objets, des bâtiments, des lieux, des faits ou des événements qui forment l’héritage plus ou moins ancien des groupes sociaux spatialisés. Cette sélection intervient au moins à deux niveaux : celui des grands choix thématiques (les grands édifices plutôt que le petit patrimoine bâti par exemple) ; celui des objets plus précis qui vont devenir des signes patrimoniaux reconnus, protégés, éventuellement valorisés.
Cette sélection renvoie forcément à des choix de société. Elle reflète l’idéologie, parfois le rang et les intérêts sociaux des acteurs patrimoniaux, ceux qui s’affirment en tant que leaders sur la scène patrimoniale.
Dans tous les cas, c’est d’une certaine façon la collectivité qui est gagnante, à la condition qu’elle jette un œil critique sur ces actions et que ces efforts débouchent sur une conservation/exposition/valorisation l’impliquant dans son ensemble, avec une visée éducative et citoyenne partagée.
Avant même ces étapes très concrètes du processus de patrimonialisation, la sélection s’accompagne d’une justification qui peut revêtir des formes différentes, mais qui reviennent toutes à un mode de discours sur les raisons présidant au choix de tel ou tel objet patrimonial.
De fait, la patrimonialisation s’inscrit toujours dans un principe narratif. Elle raconte une histoire, mythique ou historique, parfois les deux. Elle cherche souvent à justifier une cause, à rappeler une mémoire, à valoriser une séquence (temps révolu) passée de la vie sociale dans un but d’édification. Il s’agit souvent de montrer la grandeur des générations passées, proches ou plus lointaines, éventuellement le sens du sacrifice qui les habitait, tout au moins l’apport qui fut le leur à notre propre construction sociale, la dette qu’on leur doit, l’invitation qu’elles nous font à créer ou à produire (points de vue artistique, économique…).
Il est bien évident qu’un tel genre narratif participe activement à la construction sociale ; ceci dans toutes ses dimensions : culturelle et idéologique, politique, économique, territoriale. Il se prête également à merveille à d’innombrables manipulations. C’est un vecteur important d’idéologies ; celles que véhiculent les acteurs de ce patrimoine et dont la société se fait plus ou moins massivement l’écho, en fonction de ses enjeux du moment.

La conservation, l’exposition, la valorisation des patrimoines

  1. La conservation est sans doute le fondement de toute action patrimoniale. Il convient absolument que tout patrimoine laisse une trace, qu’il soit transmis et transmissible, qu’il trouve place dans une dynamique dirigée du passé vers le futur. Cependant, rien n’est dit sur la nature même de cette conservation. Doit-on conserver le patrimoine en l’état, cette question de la conservation est sans fin. Nous admettrons que plusieurs solutions sont envisageables : du respect absolu d’un élément patrimonial à sa réinterprétation par les sociétés successives, dans le respect de son esprit, globalement de ses formes, mais pas forcément de ses fonctions. On retiendra aussi, sans doute avec plus de réserve sinon de précaution, l’idée d’une réinterprétation artistique, architecturale ou urbanistique d’un héritage.
  2. L’exposition de tout patrimoine paraît inéluctable. À quoi bon servirait la conservation d’un objet ou d’un bien qui ne serait jamais montré ? Si l’on refusait de la sorte leur exposition, on pourrait alors imaginer une simple conservation virtuelle des objets patrimoniaux. Bien entendu, l’exposition peut être soumise à des modalités différentes en fonction des circonstances et des contraintes techniques ou financières.
« De nos jours plus encore qu’hier, la sélection et la conservation des patrimoines, l’engouement même qu’ils suscitent, relèvent d’incontestables raisons économiques. Le postfordisme, en instaurant de nouvelles externalités territoriales autour de l’entreprise et des gisements productifs qu’il génère, a contribué plus que toute autre cause historique à la prolifération patrimoniale contemporaine »
(Actes, (2007) "Colloque "Patrimoine et industrie en Poitou-Charentes : connaître pour valoriser", Poitiers Châtellerault, Guy Di Méo France)

Conclusion

La production de patrimoine, nécessite la réactivation de la mémoire collective, qui doit d’abord être amorcée par une recherche des origines, Il est cependant à souligner qu’uneimage vraie, au sens sémiotique du terme, n’est pas inscrite dans la logique dualiste de ce qui bon ou mauvais par exemple, mais c’est une image authentique qui nous le fait paraître.
Puisque la mémoire cultive la tradition, les générations participent à sa régénération, en la remodelant, en la réajustant et en se la communiquant tout en produisant un patrimoine en guise de repère identitaire à léguer pour une société inconnue. Cependant, la génération future ne peut réajuster et encore moins, transmettre ce qu’elle ignore. Tant que la mémoire n’est pas réactivée, la production demeurera étouffée.
« La mémoire est abordée ici comme une donnée en perpétuelle reconstruction, Elle se transforme au fur et à mesure que le groupe évolue et change. Puisque la mémoire d’une société s’effrite lentement ».
(Maurice Halbwachs (1997), mémoires collectives et mémoires individuelles,éditions Albin Michel, P13)
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lundi 4 décembre 2017

L’architecture écologique

19:00:00 0

L’architecture écologique

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Présenté par :
Zemmour Wissam, Kebbati Louiza, Douba Amina, Chouicha Sihem

Définition:

L’architecture écologique est un mode de conception et de réalisation qui a pour préoccupation de concevoir une architecture respectueuse de l’environnement et de l’écologie.

Adaptation environnementale et développement durable:

  • L'environnement et son Interaction avec le milieu urbain imposent une nouvelle façon de penser. La croissance des villes a perturbé le mode de vie urbaine, c'est ce qui a fait réagir l'humanité par rapport aux risques écologiques. 
  • La population urbaine augmente à un rythme effréné ; en 2020 elle sera d'environ 8O% de la population mondiale ; il est donc devenu impératif de maîtriser l'urbanisation sans pour autant la freiner. Pour cela il a été convenu de stopper la pollution de toute nature et de réduire raisonnablement la consommation des ressources non renouvelables. 

Les lignes directrices en architecture écologique:

  • Le choix des matériaux, naturels et respectueux de la santé de l'homme. 
  • Le choix de la disposition des pièces (par exemple) pour favoriser les économies d'énergie en réduisant les besoins énergétiques. 
  • Le choix des méthodes d'apports énergétiques. 
  • Le choix du cadre de vie offert ensuite à l'homme (jardin...) 

En architecture écologique on entends souvent parler de:

  • Constructions en bois. 
  • Énergie solaire thermique. 
  • Panneaux solaires(solaires thermiques ou photovoltaïques). 
  • Énergie hydraulique. 
  • Biogaz. 
  • Énergie éolienne. 
  • Recyclage. 
  • Végétalisation et espaces verts. 
  • Murs verts et toitures vertes. 
  • Énergie renouvelable. 

L’architecture écologique c’est aussi :

  • Le confort. 
  • La technologie. 
  • Les éco-quartiers. 
  • Les éco-villes. 
  • Des démarches diversifiées. 
  • Des démarches sociales. 
  • Le civisme. 
  • Habitat passif.

Exemples:

Projet Landsberger Allee, Berlin, Allemagne

Le matin, la serre se remplit d’air frais. Les plantes participent également au rafraîchissement de l’atmosphère par évapotranspiration .L’air conditionné est donc naturel et intégré à la structure du bâtiment . 
Pour créer ce type de ventilation et construire des bâtiments sains, des matériaux de construction particuliers doivent être utilisés. E.V.A Lanxmeer, Culemborg, Pays-Bas
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E.V.A Lanxmeer est un projet de maisons passives

Les conditions particulières du site ont conduits à la construction de maisons en forme de boîtes protégées par des ombrelles et disposant chacune d’une serre. Des panneaux solaires ont été installés sur les toitures. Au nord des bâtiments, ont été installés des espaces tampons alors que le sud accueillait des jardins d’hiver qui intègrent également la culture de produits agricoles. 
Le traitement de l’eau à l’échelle urbaine a été analysé selon quatre angles : 
  • Traitement et utilisation des eaux de pluie ; 
  • Retraitement des eaux grises ; 
  • Traitement des eaux des rues ; 
  • Captage et retraitement des eaux usées.
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    Quartier Vauban de Fribourg-en-Brisgau

    Le quartier Vauban est un écoquartierde la ville de Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne.
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    Masdar city

    Masdar est une future écoville d’Abou Dabi , dans les Émirats arabes unis . Elle est en construction depuis février 2008 . Masdar sera la première ville 100 % écologique au monde.
    Imaginée par le cabinet britannique de design et d’architecture Foster and Partners, Masdar sera une ville écologique modèle, la première ville au monde à être construite pour une vie « sans émissions de carbone et sans déchets ».
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    Dongtan

    Dongtan est un projet d’éco-ville qui devrait voir le jour pour l'Exposition universelle de 2010 à Shanghai. La nouvelle ville serait située sur l'île de Chongming, à l'embouchure du Yangzi Jiang au nord de Shanghai.
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    Quartier écologique, Asperg, Allemagne

    Dans le projet d’Asperg, l’eau de pluie est utilisée comme un élément social et de jeu, notamment pour les enfants. 
    Le quartier écologique d’Asperg est composé d’un petit lotissement, de rues, d’espaces piétons et, dans les cours centrales, de petites rivières artificielles. L’eau de pluie tombe directement sur le sol et crée de petits ruisseaux qui séparent les différents bâtiments. 
    Elle est ensuite pompée grâce à l’énergie solaire.
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    Projet de ferme écologique Hermannsdorfer Lanwerkstätten, Glonn près de Munich, Allemagne

    Ce projet permet de voir en détail une construction écologique de petite échelle intégrant tous les cycles de production d’énergie, de production agricole et de traitement des eaux. 
    Du fromage, du pain, de la bière et de la viande sont produits dans la ferme. Le bâtiment exige donc un système de production d’énergie très complexe. Différents calculs ont donc été réalisés pour déterminer la quantité d’énergie nécessaire à chaque production. Les productions ont ensuite été dimensionnées en fonction des ressources énergétiques locales.
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    La maison écologique

    Cette maison a été construite il y a dix ans près de Londres, dans une zone inondable. Elle comporte deux étages en bois avec une verrière orientée au sud, un studio ou un bureau à domicile. Cette maison est entièrement construite avec des matériaux ordinaires, peu chers et aisément disponibles. 
    Les briques sont placées à l’intérieur, sans plâtre, afin de pouvoir nettoyer aisément les murs après une inondation. La maison comporte une serre et un panneau solaire pour alimenter le système en eau chaude. Toutes les pièces sont orientées au sud pour maximiser l’utilisation de la chaleur et de la lumière naturelle. Le chauffage est un poêle qui utilise des déchets urbains. Les différentes pièces sont fortement isolées. 
    La plupart du temps, cette maison est chauffée avec la chaleur produite par la cuisson.
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    Le campus de Nottingham

    Ce projet a été réalisé pour un campus de 2 500 étudiants. Chaque caractéristique découle d’une logique environnementale. Un lac sépare les 2500 étudiants d’un ensemble de logements sociaux. Le campus comporte une réserve naturelle et un atrium. Tous les étudiants bénéficient d’une vue sur le lac. Il existe une promenade autour du lac et un parking pour les voitures au nord. Les bâtiments sont construits pour fonctionner avec une ventilation naturelle en été et pour récupérer l’énergie de la chaleur pendant l’hiver.
    Des changements de pression des gaines réduisent l’énergie nécessaire au fonctionnement de la ventilation à 3,5 watts par litre d’air. La demande électrique annuelle peut être satisfaite par les panneaux  solaires. Une roue thermique permet de rafraîchir l’air automatiquement et de récupérer la chaleur. Cette méthode est efficace pour les pays secs et permet d’abaisser la température de six degrés. Les couloirs sont utilisés comme des gaines d’extraction d’air. Ce bâtiment sera en outre capable de répondre aux changement climatiques futurs.
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    Communauté urbaine Bedzed

    Voici un exemple de communauté urbaine réalisée par ZED Factory . Les bâtiments du quartier sont simples, et les murs sont épais. Un parking est placé à l’entrée du site. Les maisons sont situées au sud. Il existe une place de village au centre, un terrain de jeux, une petite centrale électrique et un système simple pour distribuer le chauffage central.
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    Les bâtiments construits par ZED Factory sont caractérisés par :
    • Une isolation de 300 millimètres au lieu de 100 millimètres ;
    • Des vitres à double vitrage et des vitres à triple vitrage côté nord ; 
    • Un récupérateur de chaleur; 
    • Un ombrage solaire pour l’été ; 
    • Une non-utilisation de la lumière artificielle dans les pièces utilisées pendant la journée ; 
    • Un économiseur d’eau ; 
    • De l’électroménager de classe A ; 
    • Un refroidissement passif en utilisant la masse thermique de la construction, avec du béton composé d’un peu de ciment et d’agrégats recyclés;
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      Le boulevard du Petit Port à Nantes

      Le boulevard du Petit Port comprenait deux chaussées de trois voies de circulation chacune avant l’installation du tramway. La ligne 2 emprunte dorénavant l’équivalent d’une chaussée de trois voies. 
      Sur l’autre chaussée, une route à double sens de deux voies et des pistes cyclables ont été aménagées.En termes de circulation, 50 000 véhicules et 80 000 personnes
      empruntaient cet axe par jour auparavant. Désormais, les véhicules ne sont plus que de 30 000 véhicules pour seulement deux voies contre six avant l’arrivée du tramway et 90 000 personnes circulent sur le boulevard par jour.
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      Le siege social d’Iguzzini

      A l’intérieur de l’édifice, les bureaux 
      s’organisent autour d’un atrium central, qui le cœur technique du bâtiment. Il permet une ventilation naturelle. 
      Les différences de température créent en effet une circulation de l’air Les façades nord et sud du bâtiment sont entièrement transparentes. Au sud, la façade est protégée du rayonnement direct par un toit de protection. 
      Le toit joue un véritable rôle de contrôleur climatique, il permet de maîtriser le rayonnement solaire et la chaleur.
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      Eco bâtiment, université Tsinghua, Pekin

      Le bâtiment s’oriente vers le sud et exploite au maximum la lumière naturelle. 
      Au sud, les terrasses abritent des jardins et cachent des panneaux photovoltaïques. Sur la façade, une double peau, dont le verre s’imprime de coupures qui réfléchissent la lumière, protège du rayonnement direct. Le bâtiment est traversé par un jardin artificiel, formé d’eau et de pierres, inspiré du jardin d’été de Pékin.
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      Aménagement du Porto antico, Gênes

      Le projet vise le réaménagement d’un ancien port. Le souhait étant de faire dialoguer les signes historiques urbains avec les signes du paysage, tout en construisant une logique énergétique respectueuse de l’environnement. Des harpes éoliennes pour sonoriser la place et réfléchir la lumière. Dans la mer, les rochers artificiels utilisent le principe des cheminées d’aération, le vent créant une ventilation naturelle.
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      Cité des sciences de Naples

      Le projet comporte la création, sur une surface de six hectares, d’un musée, d’un centre de formation et d’un auditorium. La rue est transformée en cour et sert d’élément de liaison entre d’un côté le musée qui donne sur la mer et de l’autre côté, le grand auditorium et le centre de formation. La rue est fermée à ses deux extrémités par de la végétation et une passerelle piétonnière qui accède au ponton du port. La protection du bâtiment est assurée par une enveloppe, selon le principe de « boîte dans la boîte ». 
      La galerie intérieure du second bâtiment sert d’espace d’exposition pour les industries culturelles avoisinantes qui ont remplacé les industries polluantes. Le grand amphithéâtre de 900 places a été réalisé avec des moyens très modestes. Il est construit en briques : les murets sont percés et contribuent à la qualité de l’acoustique.
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      La démarche HQE en France: Le lycée du Pic Saint-Loup

      Des étagères à lumière ont été mises en oeuvre, et présentent une double fonction : protéger la partie basse des fenêtres, réfléchir la lumière, sur le plafond pour qu’elle pénètre profondément toute la classe. 
      Les élèves proches des fenêtres ne doivent pas être les seuls à avoir une bonne lumière naturelle. Nous avons donc ajouter un deuxième élémend’éclairage naturel en fond, ce qui apporte encore plus de lumière naturelle : cela reprend d’ailleurs certaines des dispositions constatées dans la construction des bâtiments d’enseignement du début du XX° siècle. Grâce à ce dispositif, une bonne lumière naturelle et un bon confort thermique sont assurés. Point négatif :problèmes d’éblouissement sur les salles de classe côté Sud, quand le soleil est très bas.
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      Le low-tech au service des usagers


      L’Institut hollandais pour la recherche sur la Nature et la Forêt de Wageningen 

      L’idée centrale de ce projet Selon ce concept d’intégration du paysage dans le bâtiment, nous avons conçu une construction relativement simple pour l’Institut hollandais pour la recherche sur la Nature et la Forêt de Wageningen. 
      Les bureaux sont installés dans trois cubes protégés, au nord, par une aile qui accueille les laboratoires. Le côté sud, où ont été placés des jardins, est ouvert pour profiter du soleil. 
      Ce bâtiment, de conception simple, a étonné par les réactions très positives des utilisateurs.
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      Les principes de l’architecture bioclimatique:

      • Capter le rayonnement solaire. 
      • Stocker l’énergie ainsi captée. 
      • Distribuer cette chaleur dans le bâtiment. 
      • Réguler la chaleur. 
      • Éviter les déperditions dues au vent.
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        La crise des années 70 a réactualisé l’intérêt pour l’architecture climatique. Le principal soucis des bâtisseurs d’alors furent d’obtenir les meilleures performances énergétiques au moindre coût. De nouveaux isolants très performants et peu onéreux furent largement utilisés : polystyrènes, polyuréthanes, laines minérales, etc. 
        Les matériaux retenus en architecture climatique sont sélectionnés sur : 
        • Une bonne absorption des rayons lumineux 
        • Un stockage de chaleur 
        • Une bonne rapidité d’absorption et de restitution de la chaleur. 
        À partir des années 80 en France, une nouvelle conception de l’architecture climatique se développa, considérant que l’habitat participait également à la santé de ses habitants. Les nouveaux isolants furent remis en cause pour l’atteinte à l’environnement qu’ils généraient, du fait de leur production de CFC, d’impossibilité de recyclage en fin de vie, ou d’émission de gaz à effet de serre... Cette nouvelle architecture dite " bioclimatique " et/ou " bioconstruction " allie désormais les atouts thermiques des matériaux à leur impact environnemental.

        Bibliographie:

        • L’architecture écologique (Edition : Le Moniteur; Auteur: Gauzin-Muller) 
        • « L’esquisse verte » Annales du cycle de conferences 2004-2005. 
        • Wikipedia.
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        dimanche 3 décembre 2017

        L’approche conceptuelle: analyse de terrain et projet architectural

        10:42:00 0

        L’approche conceptuelle: analyse de terrain et projet architectural

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        I. Les objectifs principaux de du projet : 

        • Réalisation d’un équipement avec des façades revient dynamique (de bonne qualité). 
        • Réaliser des façades avec une similaire de la perception 
        • Renforcer l’armature urbaine et donner un caractère central à cette zone.
        • Intégrer le projet dans un contexte urbain.
        • La notion de voir à être vu la communication visuelle doit à reprise en considération.
        • Avoir une image architecturale qui manquera le site.
        • La diffusion de la science auprès des différentes catégories des citoyens.
        • Sensibiliser et familiariser le public aux méthodes et aux découvertes scientifiques par toutes sortes de manifestations : expositions, démonstration etc.…
        • Eveiller la curiosité intellectuelle des citoyens et renforcer chez les jeunes, depuis leur prime enfance. 
        • Crées un autre pôle attractif qui arriva et crée une construite avec le dynamisme de la Ville.
        • Hiérarchisation des activités, selon la fréquentation et leur nature sans créer une rupture entre les fonctions.

        II. La genèse du projet:

        II.1.Le schéma de principe : 

        Notion et concepts :
        La construction du schéma de principe se base sur des concepts se divise selon : 
        Centralité : 
        L’aspect de la centralité comme un élément articulateur et organisateur, qui assure les différentes liaisons fonctionnelles et spatiales, a pour but :
        • Liberté du mouvement.
        • Identification des espaces.
        • Lecture rapide des espaces. 
        Fonctionnalité : 
        Les différentes fonctions seront disposées en fonction de leur relation et leur caractéristique pour obtenir une continuité et une complémentarité
        Hiérarchie :
        Le projet présente un programme riche et une diversité de fonctions qui nécessite une hiérarchisation dans la disposition de ces derniers afin que l’on puisse distinguer les fonctions primaires et secondaires, des fonctions calmes et bruyantes. 
        La genèse de schéma de principe :
        D’abord notre idée de schéma de principe est commence par les 3 (trois) notions de la culture qui sont les suivants : le regroupement, l’universalité, la diversité. 
        La culture est un moteur de changement; l'action culturelle joue un rôle clés dans le dévalement social et renforce la diversité ; la culture en Algérie comporte des significations d’identité traditionnelle et culturelle tel que notre régions « Chaouïa » dans ces coutumes et traditions l’utilisation des significations avec des symboles spécifiques tel que (Khlala; Djbine; Dah) parmi eux on a inspire pour développer notre schéma de principe. 
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        Figure 15: les principaux axes de schéma de principe
        Source : travail personnel des étudiantes 2017

        On a travaillé selon (03) axes:
        • L’un qui est principale de développement de la ville parallèle a la voie principale.
        • 2 éme qui est fonctionnel radioconcentrique.
        • 3 éme qui est l'axe virtuel de la vision selon le rond point.
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        Figure 16: le schéma de principe
        Source : travail personnel des étudiantes 2017

        Alors que notre schéma de principe est basé sur l’idée de la main qui univers et en même temps du khamsa qui est un symbole chaoui, le centre de la main qui représente le projet (le centre culturel), qui est centralisé de façon a optimisée l’espace entre l’air de jeux, la bibliothèque, la géode, pour répondre aux exigences des tout les usagers et surtout les personnes a mobilier réduite ( un élément d’articulation et organisation qui assure les différents liaisons fonctionnels et spéciales). 
        Puis les 5 espaces extérieurs lesquels : la géode, cinéma en plein air, le monde d’enfant extérieur, la bibliothèque en plein air et le monument symbole de la culture des Chaouis et élément attractif ; ils sont représentés les 5 doits de cette main (Khamsa). 

        II.2.l’idée de projet:

        Notion et concepts: 
        Flexibilité : 
        Elle se traduit par la structure qui réduirait au maximum les contraintes d’aménagement de l’espace et la modularité de l’ensemble des composants constructifs. 
        La perméabilité :
        Elle assure la relation de l’équipement avec son environnement à travers ces différents accès (piéton et mécanique) et les relations fonctionnelles entre les différentes entités internes ; elle peut se traduire à travers les relations visuelles internes de l’équipement.
        Lisibilité : 
        La qualité visuelle, la clarté apparente se conjuguent pour créer une structure globale du projet qui lui permet d’être lisible à l’intérieur et se laisse découvrir à l’aide d’une fluidité et lisibilité de circulation. 
        Singularité : 
        La présence d’une forme, d’un élément unique qui ne se répéterait pas, son objectif est de marquer un moment fort de par sa signification ; son aspect formel, structurel et sa fonction. 
        La transparence : 
        Elle renforce l’accessibilité et implique la notion de continuité visuelle, c’est une façon de découvrir l’espace avant même de le franchir. 
        L’ouverture :
        Cette ouverture va donner plus de liberté aux visiteurs afin qu’ils ne sentent pas cloisonnés. 
        Notion d’appel : 
        Le projet doit être un élément d’appel qui invite des gens à le visiter à travers l’incorporation de volume présentant un haut gabarit, un traitement exceptionnel, ou une forme qui sort de l’ordinaire. 
        Unicité : 
        Elle consiste à unir les différentes parties du projet afin d’avoir une image cohérente de ce dernier. 

        La genèse de l’idée:

        La ville d’Ain El Beida et comme elle a connu par la capitale des Hirakata elle est plus connu par son symbole de la jument blanche, qui a la légende suivante : 
        « L’antiquité raconte que le nom de “Ain Beida”, source blanche, est lié à des anecdotes vécues par nos ancêtres et par des contemporains encore en vie, auprès desquels j’ai recueilli quelques précisions pour la solidité de ma narration que je voudrais objective.… Il était, dans le temps, un voyageur nommé Dieb, marié à Djezia, reine dont la renommée s’étendait très loin. Les deux tirent leur origine des Héllaïlia, en provenance du hadj (Arabie Saoudite). Dieb avait comme adversaire acharné un nommé Ramadhane Ben Chanlan, sans doute lui-même de la fraction Héllaïlia. Dans un combat à l’arme entre cavaliers, Ramadhane blessa la jument blanche de Dieb. Celui-ci raconta le fait à Djezia qui en fut fortement affligée. Dieb, dans le duel engagé, tua Ramadhane. Dieb avec Djezia et sa jument continuent le trajet à l’aventure jusqu’à leur arrivée à un endroit. La jument trottinant et fatiguée par la marche et la blessure reçue semblait exténuée. Pour l’encourager, comme si elle devait comprendre, Dieb lui dit : “Nini ya l’beïda, nini” (avance, la blanche, ma chérie, avance). D’où l’appellation historique de Nini, distante d’une trentaine de kilomètres de Aïn Beida. Arrivée péniblement en ce lieu qui était désert, la jument épuisée mourut. Par coïncidence, à cet endroit, jaillissait une source à ciel ouvert, réputée pour son eau fraîche, claire et limpide. C’est ainsi que les noms de la jument blanche et de la source, conjuguée, donnèrent lieu à l’appellation fascinante d’Aïn Beida “la source blanche”. » [1]
        Et autant que l’importance de la jument blanche à la culture de la ville d’Ain El Beida, on a choisi de la prendre comme idée de base de notre projet. 
        Donc notre projet est essentiellement inspiré de la métaphore de la jument blanche d’Ain el Beida et ses étapes de la genèse comme suit : 
        genese-de-la-forme.jpeg
        Image 1:genèse de porjet de fin d’étude
        Source : Travail réalisé par les étudiantes 2017

        Conclusion générale:

        L’assurance de la qualité dans n’importe quel projet a été toujours une préoccupation majeure. Qu’en est-il de la qualité des façades ?! Cette dernière qui considéré comme un titre principale ou bien un miroir réfléchissante de la valeur, la grandeur, le prestige et la culture de l’ouvrage. 
        Alors que notre recherche essentiellement a pour objectif de répondre à l’interrogation principale suivante : comment assurer une bonne qualité dans une façade d’un centre culturel pour une perception pareil entre les gents ?
        Donc notre étude est basée d’abord sur un travail théorique, qui fait premièrement déterminé les notions de base de la qualité, puis de faire connaitre les critères principaux qui contrôle la qualité des façades, et comment ils fait les contrôlée ; puis on a précisé notre étude ce qui est concernant les centres culturels et les exigences essentiels qui assurent leurs qualité ; et par la suite on a passé à la partie analytique de ce mémoire, dans la quelle ou nous avons essai d’apporter des réponses aux hypothèses que nous nous étions posés, on a fait d’abord des analyses des façades des exemples suivants : le centre culturel d’El Amir Khaled à An El Beida, la maison de la culture Nouar Boubaker d’Oum El Bouaghi et le centre culturel de George Pompidou à Paris ; aussi qu’on a fait des questionnaire aux gens publics et utilisateurs de centre culturel d’El Amir Khaled et des interviews avec des personnes professionnels, et enfin on a obtient les résultats suivants : 
        Concernant la qualité des façades, elle est contrôlée par un ensemble des critères comme suit : l’équilibre, l’alignement, le contraste, la symétrie ou la dissymétrie, les matériaux de construction utilisés et l’influence des couleurs. Leurs pourcentages, distributions, apparences, elles font contrôler la qualité des façades. Alors que bien maitrisé ces critères doit s’assure la bonne qualité des façades ; et sachant que le cahier des charges le premier élément responsable de la précision des conditions, des règles et les exigences, mais le cahier des charges en Algérie n’est pas suffisant pour produire des centres culturels avec des façades de bonne qualité à cause du manque des articles concernant les façades et leurs qualité. 
        Donc on peut dire que l’hypothèse de la male élaboration et le manque concernant le cahier des charges est éprouvée. 
        Et comme solution pour ce problème là et à l’aide des avis des professionnels dans ce domaine là on a décidé de réaliser un nouveau cahier des charges qui contient des nouveaux recommandations concernant les façades et leurs qualité, puis on a essaie de réaliser tout ces recommandations dans notre projet de fin d’étude. 
        Et voir que le manque de l’infrastructure culturelle dans la ville d’Ain El Beida comme cas spécial on a décidé de réaliser un complexe culturel dans cette ville pour bien assurer la multi fonctionnalité des services bénéficiers. 
        Finalement on a essaie de réaliser un complexe culturel à la ville d’Ain El Beida avec des façades de la bonne qualité qui sert d’assurer une vision pareil entre les gens, malgré il reste « de plaire à tout le monde, n’est pas possible ». 
        [1] la qualifie de "Fragments historiques de la région de Aïn Beïda" 2003
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        samedi 2 décembre 2017

        Cours 9 Urbanisme Laghouat: Les transports urbains

        13:00:00 0
        UNIVERSITE AMMAR TELIDJI LAGHOUAT
        FACULTE DES SCIENCES ET DE L’INGENIERIE
        DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
        Section : 4ème année
        Module : urbanisme 1
        Enseignant : K. BENARFA

        Cours 9: Les transports urbains

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        INTRODUCTION :

        La voiture est le moyen de transport le plus préconisé, toutefois son utilisation favorise le bruit, la pollution et exige la mobilisation de surfaces importantes pour la circulation et le stationnement, ainsi, l’utilisation intensive de la voiture dans la ville est contradictoire à l’esprit du développement durable qui recommande l’utilisation avec modération des ressources non renouvelables.
        La voiture qui n’est bénéfique que pour son utilisateur occasionne beaucoup de nuisances pour les autres, d’où la nécessité de penser à un mode de transport urbain plus adapté à l’environnement et qui garantit les déplacements souhaités.

        I) LA PERFORMANCE DU TRANSPORT URBAIN :

        Pour être compétitif, le transport urbain doit satisfaire à des conditions à savoir :

        1) La disponibilité :

        Le transport urbain est pratiqué sur le réseau de voirie pour cela la disponibilité est conditionnée par le dimensionnement correcte du réseau de voirie ainsi que la hiérarchisation convenable des voies avec surtout la minimalisation des point de conflit.

        2) Le confort et la sécurité :

        Pour être confortable et sécurisant, il est nécessaire que le transport urbain se fasse par des moyens de transport récents et répondant aux normes de sécurité. 

        3) Le coût :

        Le coût des déplacements urbains constitue un facteur déterminant dans la réussite d’une politique de transport urbains, et dans certains pays en voie de développement le coût constitue le facteur le plus déterminant notamment que le trajet urbain n’est pas long ce qui incite souvent les usagers à favoriser le coût au détriment du confort et de la sécurité

        II) LES MODES DE TRANSPORT URBAIN :

        Le transport urbain se fait par plusieurs modes à savoir :
        • Les moyens à forte capacité à savoir : le métro, le train.
        • Les moyens à faible capacité : le bus, le trolley, le tramway, le téléphérique, le funiculaire.
        Actuellement en Europe et devant l’utilisation de plus en plus fréquente des rollers, ce moyen de transport est pris en compte dans les modes déplacement.

        III) LES INSTRUMENTS DE GESTION DU TRANSPORT URBAIN :

        Pour bien gérer le réseau des transports urbain, chaque ville doit être dotée d’un plan de déplacements urbains (PDU) qui est composé de deux plans :
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        1) LE PLAN DE CIRCULATION :

        Le plan de circulation précise le sens de circulation à travers toutes les voies urbaines.

        2) LE PLAN DE TRANSPORT :

        Une politique réussie des transports urbains doit inciter les usagers à préférer les transports en commun à la voiture personnelle et pour cela il faut que le réseau des transports urbains réponde aux conditions suivantes :
        • Assurer une bonne couverture spatiale ;
        • Minimiser les correspondances ;
        • Assurer une bonne fréquence et une bonne régularité ;
        • Disposer d’une bonne structuration du réseau. 
        Le transport en commun sur site propre notamment le métro constitue la solution qui regroupe l’ensemble de ces conditions par conséquent c’est le mode de déplacement le plus adaptée à la ville, toutefois son coût élevé ne permet pas de généraliser ce mode de transport. 

        IV) LES MOTIFS DE DEPLACEMENTS :

        Les motifs de déplacement sont variés, les habitants se déplacent dans la ville pour plusieurs motifs toutefois nous pouvons distinguer trois motifs de déplacement principaux à savoir :

        1) LE DEPLACEMENT DOMICILE-TRAVAIL :

        Ce motif est toujours important, mais se pratique à des heures bien déterminées qui sont les heures de pointe et avec une fréquence constante à savoir 4 fois par jour ou 2 fois par jour selon l’éloignement du lieu de travail.
        Ce mode de déplacement se caractérise par une utilisation intensive des moyens de transports pendant les heures de pointe. 

        2) LE DEPLACEMENT DOMICILE-COMMERCES ET SERVICES :

        Pour ce type de déplacement, il faut distinguer les commerces et les services du centre ville qui attirent parfois une population suburbaine des commerces et des services quotidiens qui n’attirent que la population riveraine ce qui ne nécessite pas toujours l’utilisation des moyens de transport urbains.

        3) LE DEPLACEMENT DOMICILE – AUTRES DESTINATIONS

        Ce type de déplacement est un peu particulier dans la mesure où il s’opère plus fréquemment pendant le week-end et les jours fériés et loin des heures de pointe pendant les autres jours ce qui complique le calcul des prévisions de déplacement contrairement aux deux modes précédents dont le calcul est relativement facile.

        V) LES TYPES D’ENQUETES :

        Le transport urbain étant un service, il faut parvenir à l’adéquation entre l’offre et la demande, et pour cela les spécialistes procèdent à des enquêtes sur les lieux qui à savoir l’enquête ménage et l’enquête origine destination.

        1) ENQUETE MENAGES :

        L’enquête ménage consiste à faire du porte à porte afin de collecter toutes les données relatives aux déplacements après avoir décomposer la ville en secteurs et en zones homogènes et ceci pour disposer d’un état des lieux fiable pouvant servir à une planification correcte des déplacements urbains.
        Cette planification permettra de repartir convenablement les lignes ainsi que les moyens de transport pour qu’un bon service soit assuré. 
        Il y’a lieu de noter que ce type d’enquête est très fiable, toutefois il nécessite une grande mobilisation des moyens ainsi qu’une durée relativement importante.

        2) ENQUETE ORIGINE-DESTINATION :

        L’enquête origine – destination est moins contraignante toutefois moins fiable, elle consiste à faire des enquêtes au niveau des nœuds importants ainsi qu’au niveau des arrêts pour avoir une idée sur le nombre et le motif des déplacements urbains. 

        REMARQUE :

        Pour la majorité des villes algériennes, et en l’absence de système de transports urbains sur site propre (métro, tramway), la réservation d’un couloir pour le bus reste une solution efficace et peu coûteuse qui garantit un déplacement fluide pour le bus loin des aléas de la circulation notamment avec l’accroissement spectaculaire du parc automobiles en Algérie et le surpeuplement des grandes villes.
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        Cours 8 Urbanisme Laghouat: Le cadre institutionnel et juridique de la planification physique en Algérie

        12:49:00 0
        UNIVERSITE AMMAR TELIDJI LAGHOUAT
        FACULTE DES SCIENCES ET DE L’INGENIERIE
        DEPARTEMENT D’ARCHITECTURE
        Section : 4ème année
        Module : urbanisme 1
        Enseignant : K. BENARFA - Le 04/05/2009

        Cours 8 : Le cadre institutionnel et juridique de la planification physique en Algérie

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        INTRODUCTION

        La planification physique se fait à travers plusieurs étapes qui prend en charge chacune un niveau de préoccupations de l’aménagement selon qu’il s’agisse de l’urbanisme général ou de l’urbanisme opérationnel. 
        L’urbanisme général prend en charge les préoccupations majeures de l’aménagement du territoire qui vise l’utilisation optimale de l’espace national par la structuration judicieuse des activités économiques et des ressources humaines ainsi que l’exploitation rationnelle des ressources naturelles notamment les ressources rares. 
        L’urbanisme opérationnel prend en charge les préoccupations de mise en œuvre des options d’aménagement dégagée par l’urbanisme général.
        Il est important de retenir que l’urbanisme général et l’urbanisme opérationnel sont complémentaires et s’inscrivent dans la même politique d’aménagement du territoire.

        I) LE CADRE INSTITUTIONNEL ET JURIDIQUE :

        En Algérie, l’urbanisme est régi par un dispositif juridique important constitué par :
        • La loi 87 - 03 du 27Janvier 1987 relative à l’aménagement du territoire qui a mit en place les instruments de l’urbanisme général à savoir le SNAT, le SRAT, le PAW, et le PAC qui seront définis ci-après dans ce cours 
        • La loi 90 - 29 du 1 Décembre 1990 relative à l’aménagement et à l’urbanisme qui a mit en place les instruments de l’urbanisme opérationnel à savoir le PDAU et le POS qui seront définis ci-dessous.
        Cette loi dispose pour son application de quatre décrets exécutifs :
        • Décret 91-175 du 28 Mai 1991 définissant les règles générales d’aménagement, d’urbanisme et de construction ;
        • Décret 91-176 du 28 Mai 1991 relatif aux actes d’urbanisme ;
        • Décret 91-177du 28 Mai 1991 relatif au PDAU ;
        • Décret 91-178 du 28 Mai 1991 relatif au POS 

        II) LES INSTRUMENTS D’AMENEGEMENT ET D’URBANISME :

        La planification physique se traduit par des schémas ou des plans d’urbanisme élaborés à des échelles différentes dans un ordre décroissant appelés instruments d’aménagement et d’urbanisme conformément au schéma suivant :

        1) URBANISME GENERAL

        a) Schéma National d’Aménagement du Territoire (SNAT)

        Le SNAT couvre l’ensemble du territoire national, c’est un schéma qui fixe les orientations et les prescriptions stratégiques fondamentales d’aménagement ainsi que les actions ayant un impact national. 

        b) Schéma Régional d’Aménagement du Territoire (SRAT)

        Le SRAT couvre une partie du territoire national, c’est un schéma qui fixe les options d’aménagement pour chaque région qui contient plusieurs wilayas ainsi que les actions ayant un impact régional. 

        c) Plan d’Aménagement de Wilaya (PAW)

        Le PAW couvre le territoire d’une wilaya, c’est un schéma qui fixe les options d’aménagement et les actions ayant un impact intercommunal 
        Plan d’Aménagement de Wilaya (PAW) 

        d) Plan d’Aménagement de la  Commune (PAC) (PAW)

        Le PAC couvre le territoire de la commune, c’est un schéma qui fixe les options d’aménagement et les actions ayant un impact communal 

        2) URBANISME OPERATIONNEL

        a) Plan Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme PDAU)

        Le PDAU couvre le territoire de la commune, c’est un outil de gestion urbaine et de planification spatiale. 
        Le PDAU divise le territoire de la commune en quatre secteurs : SU, SAU, SUF, SNU.

        b) Plan d’Occupation au Sol (POS)

        Le POS qui s’inscrit dans le cadre du PDAU couvre une partie du territoire de la commune, il se traduit par un règlement qui fixe le droit d’usage du sol.

        III) LES INSTRUMENTS D’URBANISME :

        Les instruments d’urbanisme sont constitués du plan directeur d’aménagement et d’urbanisme (PDAU) et du plan d’occupation au sol (POS)
        Les instruments d’urbanisme définissent les orientations fondamentales relatives à l’usage du sol et fixes les prévisions d’usage du sol.

        1) LE PDAU :

        Le PDAU est le Plan Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme, c’est un instrument de planification spatiale et de gestion urbaine il fixe les orientations d’aménagement et d’urbanisme pour une échéance de 20 ans
        Le PDAU couvre l’ensemble du territoire de la commune et peut couvrir le territoire de deux ou plusieurs communes dans le cas d’un PDAU intercommunal. 
        Le PDAU fixe les périmètres d’intervention des études de POS 
        Le PDAU divise le territoire de la commune en quatre secteurs :
        • LE SECTEUR URBANISE (SU): Il est constitué des terrains occupés et ceux ayant déjà fait l’objet d’affectation même s’ils ne sont pas construits
        • LE SECTEUR A URBANISER (SAU) : Il est constitué des terrains destinés à l’extension pour le court terme (5 ans) et le moyen terme (10 ans)
        • LE SECTEUR D’URBANISATION FUTURE (SUF) : Il est constitué des terrains destinés à l’extension pour le long terme (20 ans) 
        • LE SECTEUR NON URBANISABLE (SNU) : Ce secteur contient deux catégories de terrains :
          • Les terrains qui par leur nature ne sont pas urbanisable à cause des contraintes naturelles ou technologiques ;
          • Les terrains ne présentant aucune contrainte d’urbanisation mais dont l’urbanisation est différée pour le prochain PDAU, c'est-à-dire qu’ils constituent des réserves foncières pour la période au-delà du long terme. 

        1-1) REVISION DU PDAU

        Le PDAU est révisé dans les cas suivants:
        · Si les secteurs d'urbanisation sont saturés avant les délais prévus;
        · Si 

        2) LE POS :

        Le POS est le Plan d’Occupation au Sol , il fixe d’une façon détaillée les droits d’usage du sol et de construction dans le cadre des orientations du PDAU, le POS se traduit par un règlement.. 

        IV) ACTIVITE DES PRINCIPAUX ORGANISMES DE PLANIFICATION URBAINE ET REGIONALE EN ALGERIE :

        Pour la mise en œuvre de la politique de l’état en matière d’urbanisme, plusieurs intervenants sont présents sur le terrain :

        1) En tant que maître d’ouvrage :

        a) Ministère de l’aménagement du territoire et du tourisme pour l’urbanisme général;
        b) Ministère de l’habitat et de l’urbanisme pour l’urbanisme opérationnel;

        2) En tant que maître d’œuvre

        a) Agence Nationale d’Aménagement du territoire (ANAT) ;
        C’est un organisme public sous la tutelle du ministère de l’aménagement du territoire et du tourisme pour l’urbanisme général ayant pour mission l’élaboration des instruments d’aménagement SNAT, SRAT, PAW, PAC
        b) Centre Nationale des Etudes et de Réalisation en Urbanisme (CNERU)
        C’est un organisme public sous la tutelle du ministère de l’habitat et de l’urbanisme pour l’urbanisme opérationnel ayant pour mission l’élaboration des instruments d’urbanisme PDAU, POS 
        c) Centre d’études et de réalisation en urbanisme (URBA) :
        Appelées autrefois CADAT (Caisse Algérienne d’Aménagement du Territoire), les URBA sont des établissements régionaux ayant pour mission l’élaboration des instruments d’urbanisme opérationnel (PDAU, POS) ainsi que la promotion foncière dont notamment la gestion du foncier des zones industrielles.
        Ces établissements sont répartis à travers l’ensemble du territoire national comme suit : 
        • URBATIA pour la région de TIARET
        • URBAT pour la région de TLEMCEN
        • URTO pour la région de TIZI OUZOU
        • URBAS pour la région de SETIF
        • URBAN pour la région de ANNABA
        • URBAB pour la région de BOUIRA
        • URBACO pour la région de CONSTANTINE
        • URBA pour la région de BATNA.
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