Le politique de l'habitat en Algérie: La situation de l’habitat en Algérie (Après l’indépendance) - ArchiGuelma

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samedi 30 janvier 2016

Le politique de l'habitat en Algérie: La situation de l’habitat en Algérie (Après l’indépendance)









2/Après l’indépendance : 

Au lendemain e l’indépendance en 1964 les logements abandonnées par les européens ne suffisent plus,  il faudrait prévoir 75000 logements  pour le milieu urbain et65000 autre pour les compagnes « précisant  l’impossibilité de fournir à assez brève échéance des logements acceptables  à tous les ménages, l’état par ailleurs faciliter l’accessibilité à la propriété d’un logement notamment par la formule location vente. 


On peut dire que la situation e l’habitat et du logement en Algérie peut s’articuler autour  de 03 phases décisifs : 


 1962-1969 le plan pré- triennal :

1) Un bouleversement socioéconomique qui a précédé et suivi  l’indépendance et qui a affecté tous les secteurs d‘activité (agriculture, industrie, commerce, transport). 
            *mutation  entre le système colonial et le système bancaire algérien.
            *le changement qu’ subi le crédit le lendemain de l’indépendance 
                      -causes d’origines économiques.
                      -dues à la rupture du satellise monétaire et financier des organismes bancaires.

2) L’état était obligé de doter le pays d’instruments politiques,  économiques, financiers, et monétaires susceptibles de lui assurer sa souveraineté.

3) C’est ainsi que fut réalisés :

         La création de notre institut d’émission (banque centrale d’Algérie) par la loi du 13/12/1962, qui, complétée l’institution du Dinar par la loi du 10/04/1964, venait concrétiser l’acquisition par l’Algérie des pouvoirs monétaires indispensable sur le plan interne.

         La séparation des trésors publics français et algériens.

         La rupture des liens institutionnels des liens  qui rattachaient le marché algérien a des organismes financiers français.

         Contrôle du commerce externe.

         La création de la première compagnie d’assurances algérienne.

         La création de la caisse d’épargne et de prévoyance par la loi du 07/05/1964.  

4) En 1965 que fut crée la commission de l’habitat interministérielle dont la présidence à été confié au ministère des travaux public, dont l’objectif était d’achevé tous les chantiers abandonné et qui représentait environ 380000en milieu urbain et rural, dont le taux de finition variaient entre 4-65%.

5) Par conséquent l’intervention en matière de logement se limitait uniquement au niveau de l’achèvement des carcasses  héritées de    l’époque coloniale ainsi que l’attribution et la gestion d’un nombre de trois cents (300000) logements vacants abandonnés par les colons. Ce parc s’est révélé rapidement insuffisant à cause de :

         L’exode rural massif au lendemain de l’indépendance.
         Le taux de natalité très élevé.
         Le retour des réfugiés du Maroc et de la Tunisie.

Ces paramètres ont submergé les villes et ont donné naissance à de nombreux Bidonvilles (constructions illicites et souvent précaires).

Les conséquences néfastes de ce phénomène ont  interpellé l’état et l’ont Poussé à dégager des solutions plus adéquates.




La période  1970-1973 le premier plan quadriennal :

1) Il visait la mise en œuvre d’une politique tendant l’amélioration  des conditions de vie et à la satisfaction des besoins fondamentaux de la population dans les différents domaines de l’habitat, équipements publics, la santé public, et l’éducation.

2) La phase que traversait le pays, nécessitait, pour la construction de son économie la mobilisation de tous ses moyens au profit des actions les plus appropriées pour lui assurer les bases d’un développement continu et rapide.

3) Le plan quadriennal avait été arrêté initialement 27.5 milliard de dinars, il a donc été décidé à privilégier :

        La satisfaction des besoins des masses les plus déshéritées.
        Les équipements sociaux qui ont le caractère le plus vital tel que l’alimentation en eau potable.
        Les investissements qui ont le mérite d’ouvrir  la voie.

progrès technique et l’électrification rurale.

*Avec une masse totale de 1200 millions de dinar,  le programme quadriennal de construction de logements urbains, qui se proposait de fournir 45000 logements pendant la période, s’inscrivait dans une perspective d’atténuation des tentions existants dans certaines villes.

*En réalités en 1978, ce programme s’est exécuté à hauteur de 1500 millions de dinars pour 18000logements seulement.

*En milieu rural l’action de modernisation  de  l’habitat  la compagne est de longue haleine ; 305 millions de dinars devait permettre la réalisation de 40000 logements ruraux, en fin de 1978 seulement 24000 seulement logements ont été édifiés pour un montant de 994 millions de dinars.

Le système de l’auto construction :

Il est appliqué de la manière suivante :

* L’état finance les équipements de base (terrains, études, préparation de base, voirie, réseau divers) et fournit les matériaux de construction et l’encadrement technique indispensable pour assurer le contrôle et la réalisation, les bénéficières réalisent eux même les constructions.

* Le principe retenu est  que toutes les constructions rurales, quelles que soient leur localisations, doivent être liées aux programmes des équipements collectifs , le rôle de l’animation est confié à notre cellule de base APC .



Source:
Université de Batna, Cours politique de l'habitat, Master 2, Habita, 2014/2015

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