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samedi 26 mars 2016

L'habitat rural en Algerie: Formes et mutations



L'habitat rural en Algerie: Formes et mutations


HIDOUS ALI (Etudiant)
Ecole Polytechnique d'Architecture et d'Urbanisme
2005/2006





Plan de Travail:
I.Introduction
II.Caractéristiques a l’indépendance
III.Ses mutations récentes
IV.Le pouvoir face aux campagnes
V.Conclusion



I-INTRODUCTION:

Les phénomènes d’explosion urbaine au Maghreb ont captes souvent toute l’attention des chercheurs surtout les compagnes ALGERIENNES. Cette mise au point vise une approche de l’habitat rural non pas étudier pour lui-même mais comme indicateur du (tout rural ) et de ces transformations. Car l’habitat rural est une projection sur l’espace et une des plus perceptibilités de la société rurale. Ainsi,a travers formes et mutations de l’habitat.



II-CARACTERRISTIQUES A L’INDEPENDENCE:diversité et médiocrité 

1- HABITAT MOSAIQUE:


Sur tout le territoire national on distingue la variétés des formes architecturales et la multiplicité de type d’habitation de groupement:
•La tente.
•La maison en hauteur du montagnard.
•Le gourbi en pise des hautes plaines.
•La grosse ferme des plaines socialistes.

a chaque région sont habitat :

exemple de BEDJAIA et les hautes plaines CONSTANTINOISES.

Les caractéristiques:
1.La trame de fond d’habitat est constituer par un réseau de villages.
2.L’habitation ancienne tassé en site montagnard.
3.Une trame exogène et récente.
4.Un habitat dispersé en hameaux (réunion d’habitations rurales).
5.La toile de fond est constitue par un semi d’habitat disperse.
6.Une trame plus récente d’agglomérations , disparates de par leur origine, morphologie et taille.


2-UN ESPACE BATI SPECIFIQUE:

Les différences constructifs de l’habitat on a le même type de pratiques socio-spatiales.

les caractéristiques:
•L’organisation autour d’une cour centrale.
•La fermeture sur l’extérieur
•La structure en coquille assurant le maximum d’intimité a la famille par rapport au groupe social .
•La cœxistence sous le même toit de toute la famille élargie.
•La polyvalence des pièces,la fonction de production combinée avec celle d’habitation.

ORIGINES DES CENTRES RURAUX ET NOMBRE





3- Dispersion largement majoritaire:


L’habitat rurale disperse demeure la forme dominante. De la grosse MECHTA(groupement lâche d’origine familiale a l’ écart isolé) c’est la forme dominante sur environ 4/5 de l’espace du pays comme dans certains montagnes traditionnelles (grande KABYLIE, AURES)et dans quelques plaines coloniales (SIDI-BEL- ABBES )

on mesure immédiatement les problèmes que cette dispersion peut pose a un état qui se veut moderne, et qui a pour objectif de contrôler et équiper les campagnes.



4- Un bâti de valeur généralement médiocre:


Malgré la variété de ses formes, la pauvreté architectural du bâti, la médiocrité des matériaux, la banalité des agglomérations, caractérise tout le territoire national. Le gourbi, baraque, toiture de tôle.



5- La genèse de cet habitat:

On a 2 fondements dans l’existence de 2 sociétés agraire ancienne:
•Le groupement communautaire paysan:

- vieux sédentaire fixe solidement sur leur terre.
•La dispersion et la mobilité pastorale:

- néo-sédentaire des terres (anciens pasteurs semi nomade)

L’habitat rural doit a son histoire complexe la variété de ses formes, a sa forte racine pastorale, sa dispersion dominante, aux traumatismes 20siecles sa médiocrité générale.




III-SES MUTATIONS RECENTES: faits quantitatifs et qualitatifs 


Cet habitat connaît aujourd'hui des transformations importantes, generees par fois par des pouvoirs publics, mais le plus souvent la dynamique propre de la société.

Dans l’évolution on remarque 3 phénomènes constituants les lignes de force majeures: 


1.La fièvre de construction: 

c’est un phénomène qui apparaît dans les années 1966 et qu’est marqué par l’exode rural vers les grandes villes pour des raisons relies au problème d’équipement car cet exode très réel, et compense et au de la par le croit démographique. L’exode a été de 1 a 3% suivant les regions, mais les croits naturel de 3 a 3.4%. Par tout la population rurale continue a augmenter. 

2.Le changement dans les répartition spatiales:

Pendant cette période la société rurale a répondu par des réadaptations spatiales, en déplaçant son habitat; déplacement multiple sur courte distance a l’intérieure des compagnes elles mêmes, mouvement essentiel pour ces compagnes.

3. Ces déplacements inta-reraux pressentes 2 formes: 

•Le glissement de l’habitat vers les zones basse:
•la localisation préférentielle de l’habitat sur les hauteurs.
•La descente des montagnes vers les plaines et vallées.
•Opération de grande ou petite hydraulique (bassins intérieurs d’oranie, hautes plaines orientales).
•La descente des cryptes et versants vers les routes de fond de vallée (AURES). Alors qu’en grande KABYLIE ce sont les routes qui montent jusqu’aux villages

Dans tout ses cas l’habitat suit le déplacement de centre de gravite de l’économie et de la vie.
2.la tendance au regroupement de l’habitat:
•Des glissements sur courte distance,déplaçant les gens a l’intérieur de l’espace local.
•Il valorise tous les points nodaux des compagnes, toutes les virtualités de l’espaces:carrefours routiers, fermes coloniales, marchées ruraux, centres de bassins.
•La création d’espaces différents: les villages précoloniaux (grande et petite KABYLIE) et les villages de colonisation (hautes plaines sètifiennes).
•Le taux de population rurales groupée, qui était de 26% en 1966, 28% en1977, reste inférieur a 40% en 1987.

Les campagnes ALGERIENNES ne sont pas monolithiques.



Le changement dans le type de bâti:

Ces mouvements s’accompagnes d’un important renouvellement du parc logement. Ce qui fait toujours une nette amélioration du niveau de l’habitat par 2 temps:
1.D’abord remplacement du gourbi en terre crue et tôle par une maison en pierres de tuiles.
2.Après a une maison moderne:parpaing, poutres et dalle.

Ce renouvellement du parc traduit un phénomène d’urbanisation de l’habitat rural.<URBANISATION> étant compris dans le sens de penetration de modéles urbains dans les campagnes(étages, balcon, terrasse remplacant la cour) et de mobilier urbain.

Cette urbanisation de la campagne, Elle a comporté en fait de 2 periods:
•Pendant la décennie du volontarisme étatique qu’elle était imposée par les pouvoirs publics (programmes d’équipement).


•Aujoudrd’huit l’on assiste plutot a une sorte de réappropriation de cette par les ruraus eux-meme, qui; a travers la maison auto-produite, la camionnette, le téléviseur, pour pouvoir rester a la compagne.


Il apparaît 3 facteurs: 

1.L’émigration externe et interne: les remises par les travailleurs en Europe sont aujourd'hui réduites un peu de chose. 
2.l’intensification agricole. 
3.Le développement rapide des activités secondaires et tertiaires en zone rurale:

commerces de tous types(artisanat moderne, taxis, transports publics…etc.).

Comme le renouvellement du parc logement marquent ainsi les paysages ALGERIENNES.

Ils ne sont cependant pas généralisés a tout le pays. Car la réalité ALGERIENNE est complexe, et les facteurs notées ci-dessus ne jouent pas partout également.





IV. Le pouvoir face aux campagnes:

L’habitat rural constitue l’une des interfaces entre pouvoir et société civile,entre mouvement spontané et intervention planifiée.

Les enjeux sur la vie des campagnes et sur la production agricole étaient trop grands pour qu’ils ignorent le fait habitat rural.
Il faut noter tout de suite qu’il n’y a pas eu une politique nationale vis-à-vis de l’habitat rural, mais au moins 2 grandes phases: l’une dirigiste d’abord, lors de révolution agraire, impliquant intervention directe de l’état, l’autre qu’est plus incitative aujourd'hui, par suite du désengagement progressif de l’état dans la vie économique du pays.


V. Conclusion:

L’habitat rural constitue une mémoire étonnante de l’évolution ALGERIENNE, depuis les aléas d’une histoire perturbée jusqu’au volontarisme d’un état parfois véllétaire.
Nous avons vu qu’il est aujourd'hui le lieu de mutations importantes.

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